Salut à tous !
Cette année, le cinéma fête ses 120 ans. Pour marquer le coup, j’ai établi la liste des 100 films que je considère comme les plus grands du cinéma.
Je vous entends d’ici : « On te connait : le n°1 sera Trainspotting, comme d’habitude. Tu nous as déjà fait le coup dans ton livre. » Non : là, l’exercice est un peu différent.
Après avoir regardé 2001 : L’Odyssée de l’espace pour la première fois, ma femme m’a dit : « J’aimerais bien regarder quelques classiques incontournables, comme L’Aurore ou Citizen Kane. » D’où l’envie de dresser la liste des 100 films que je recommanderais le plus volontiers à ma femme comme à tout autre. Pas les films qui, moi, me touchent le plus. Donc Trainspotting n’en fera pas partie, c’est promis.
Je les ai classés de 1 à 100. Un cauchemar, car je n’ai pas de grille de notation et j’aime ces films tous autant les uns que les autres. Disons que j’ai admis une dose d’arbitraire. Il y a clairement une différence de qualité entre le n°1 et le n°100, moins entre le n°52 et le n°79…
Si vous trouvez qu’il manque ceci ou cela, que la cinématographie de tel pays ou même de tel continent n’est pas assez représentée ou que mon classement est tout simplement grotesque, mettez ça sur le compte de mon ignorance et restons bons amis !
Je vous propose mon palmarès de 1 à 100 plutôt que l’inverse, comme ça vous vous arrêtez quand vous voulez.
01 – Les Lumières de la ville de Charlie Chaplin (1932, Comédie)
Chaplin est au cinéma ce que Picasso est à la peinture, Mozart à la musique ou Victor Hugo à l’écriture. Un génie qui possède son art au point d’écraser toute la concurrence. Selon moi, son film le plus éclatant est celui-ci, grâce à la puissance de sa scène finale. Libre à vous de préférer Le Kid, Les Temps Modernes ou Le Dictateur.
02 – Le Parrain de Francis Ford Coppola (1972, Policier)
Je parle des deux premiers seulement. Vous pouvez inclure le troisième si ça vous chante. Personnellement, je m’en passe.
03 – La Guerre des étoiles de George Lucas (1976, SF)
Ça ne va pas plaire à tout le monde de le voir si haut dans ma liste. Ou même tout simplement dans la liste. Je considère que Star Wars (dans son intégralité) dépasse l’entendement. Ce n’est plus une série de films, c’est une légende à se transmettre. Ne pas l’aimer est une chose, l’ignorer en est une autre. Essayez, au moins.
04 – Metropolis de Fritz Lang (1926, SF)
Vous trouverez beaucoup de films muets et de films de science-fiction dans mon classement. Le muet permet au cinéma de s’exprimer avec ses propres moyens. C’est-à-dire : la mise en scène des images en mouvement. En l’absence de son, vous l’aurez deviné, l’image se donne plus de mal. Il en va de même pour la science-fiction : c’est la définition même du genre de solliciter l’imaginaire et de fournir des visions étonnantes. Quand les deux sont bien combinés, ça donne Metropolis.
05 – 2001 : L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick (1968, SF)
Trois films de science-fiction à la suite dans le top 10… vous en avez déjà ras-le-bol. Je comprends mais je m’en tiens à ma conviction : la science-fiction force à se surpasser. Le genre offre à Kubrick l’opportunité de tourner son chef d’oeuvre. Le problème, c’est que Kubrick est tellement fort et éclectique qu’on le retrouvera plus loin dans le classement. Fritz Lang aussi.
06 – La Règle du jeu de Jean Renoir (1939, Drame)
On en parle souvent comme le jumeau cinématographique du théâtre de Marivaux. C’est vrai, mais pas seulement. On rit, on pleure, on fronce les sourcils… et on se sent vite tous concernés.
07 – Le Cuirassée Potemkine de Sergei M. Eisenstein (1925, Drame)
La compilation des plus belles images du monde avec un sens du montage orgasmique. Je ne plaisante pas. C’est aussi le film-témoin de la montée du communisme, qui prend ses racines dans l’histoire que raconte Le Cuirassée Potemkine.
08 – Psychose d’Alfred Hitchcock (1960, Horreur)
C’est le seul Hitchcock retenu dans ma liste, car il peut convaincre tous les spectateurs, même les plus rétifs à ses obsessions. Le moins Hitchcock des Hitchcock, du coup ? Peut-être…
09 – Chinatown de Roman Polanski (1974, Policier)
Polanski est un de mes cinéastes favoris. A titre personnel, je préfère sans doute Le Locataire, The Ghost Writer, Tess ou Frantic. Mais Chinatown est un polar irréprochable. Un de ces films qu’on peut voir et revoir sans jamais lui trouver de défaut.
10 – Les 400 Coups de François Truffaut (1959, Drame)
Trois avantages : découvrir la Nouvelle Vague, s’initier au cinéma de François Truffaut et voir naître les aventures d’Antoine Doinel, qui se poursuivront à travers quatre autres films. Donc, si celui-ci vous plaît, il vous reste encore beaucoup de belles choses à voir.
11 – Les Aventuriers de l’arche perdue de Steven Spielberg (1981, Aventure)
Parce qu’Indiana Jones est le plus formidable personnage que le cinéma nous ait offert. Je vous mets au défi de vous ennuyer une seconde.
12 – Paris, Texas de Wim Wenders (1984, Drame)
Il a fallu que je le voie une dizaine de fois avant de me rendre compte que le film durait deux heures et demi. Paris, Texas nous emmène dans un « No Man’s Land » sentimental avant de nous réapprendre la valeur de chaque émotion.
13 – La Passion de Jeanne d’Arc de Carl T. Dreyer (1928, Drame)
Avec ses gros plans sur le visage illuminé de Maria Falconetti, sans profondeur de champ, Dreyer capte l’essence même de la grâce et de la foi. Ceux que l’histoire de Jeanne d’Arc laisse indifférents, remplaceront ce film par un autre : Vampyr, Dies Irae, Ordet, Gertrud… Avec Dreyer, il y a le choix.
14 – L’Aurore de Friedrich W. Murnau (1927, Drame)
Si poignant et complet qu’on en oublie qu’il est muet. Là encore, on est face à un cinéaste dont la carrière est trop vaste et sublime pour se satisfaire d’un film dans ce top 100.
15 – Stalker d’Andrei Tarkovski (1979, Drame)
Je suis un mauvais avocat de Tarkovski, parce qu’il me rase, même si j’ai tout vu. Tout ce que je peux promettre, c’est que même à qui n’aime pas son cinéma, Stalker propose de contempler des images sublimes qui vous hantent à jamais et posent des questions profondes.
16 – M le Maudit de Fritz Lang (1931, Drame)
Encore Fritz Lang, et si vite ! Quelques années à peine après l’arrivée du son dans le septième art, il en exploite déjà presque tous les avantages dans M, le Maudit. Je jargonne comme un cinéphile ? Disons simplement que vous allez voir un thriller haletant qui décortique quelques réalités sociales consternantes.
17 – Les Rapaces d’Eric Von Stroheim (1924, Drame)
Vous avez déjà croisé la route de quelques personnes abjectes et vous vous êtes demandé comment elles en étaient arrivées là ? La réponse est dans le film. Utile, n’est-ce pas ? Au passage, Von Stroheim invente quelques formes filmiques, comme ça, l’air de rien.
18 – Intolérance de David W. Griffith (1916, Peplum)
Un film de 1916 qui prône la tolérance en racontant en parallèle, sur trois heures, quatre époques différentes, avec des moyens plus pharaoniques que n’importe quel film de super-héros d’aujourd’hui, ça intrigue ! Surtout quand le cinéaste a fait l’éloge du Ku Klux Klan dans son précédent film.
19 – Barry Lyndon de Stanley Kubrick (1975, Drame)
Si Kubrick regarde vers l’avenir dans 2001, il voyage dans le passé pour Barry Lyndon. Sa reconstitution historique est époustouflante, tant par les moyens déployés que par le souci du détail. Il prend parfois quelques libertés (musicales, par exemple) avec l’époque, pour aider à comprendre la trajectoire ironique du héros Redmond Barry, qui échoue par là même où il réussit !
20 – Napoléon d’Abel Gance (1927, Historique)
Ironie encore : Napoléon se retrouve coude à coude avec Barry Lyndon. Stanley Kubrick aurait voulu tourner son plus beau film sur Napoléon, qui le fascinait. Après des années de travail, il a fini par abandonner le sujet. Le plus grand film sur l’empereur restera donc celui d’Abel Gance, dont la version complète dure plus de six heures. Six heures de prodiges cinématographiques, d’idées visuelles inédites et de panache. En réinventant le cinéma, Abel Gance propose de suivre la Révolution Française et l’homme qui fit basculer l’histoire.
21 – La Nuit du Chasseur de Charles Laughton (1955, Thriller)
Qu’on arrête de croire que La Nuit du Chasseur est l’unique passage miraculeux de Charles Laughton derrière la caméra. Il avait aussi réalisé (en partie) L’Homme de la Tour Eiffel, nettement moins brillant. Si La Nuit du Chasseur est prodigieux, ça n’a rien à voir avec ce bon vieux mythe de l’unique chef d’oeuvre d’un acteur qui se découvre un talent pour la mise en scène. Mieux vaut s’attarder sur la dualité de ce film d’une noirceur terrible, plus porteur d’espoir que n’importe quel « Feel Good Movie », et sur son interprète principal, l’immense Robert Mitchum, dans le rôle de sa carrière.
22 – Dumbo de Ben Sharpsteen (1941, Animation)
Soudain, je le sens, j’aurai moins de mal à vous convaincre : un Disney avec un bébé éléphant qui veut faire des câlins à sa maman… Cela dit, je vous propose tout de même de réfléchir un instant sur un point : pourquoi Dumbo et sa mère sont-ils les deux seuls animaux de ce dessin animé à ne pas pouvoir parler ? Sans doute parce que la parole ne sert qu’à médire et que l’amour maternel se dispense de commentaires.
23 – Le Jour se lève de Marcel Carné (1939, Drame)
Le film le plus iconique du « réalisme poétique », courant cinématographique français des années 1930. Jean Gabin, Arletty, les toits parisiens, le milieu ouvrier, les pavés luisant sous la pluie, les dialogues de Prévert…
24 – Blade Runner de Ridley Scott (1982, SF)
Une traque aux robots dans un Los Angeles futuriste et surpeuplé, dans lequel on se déplace en voiture volante, je peux comprendre que ça n’intéresse pas tout le monde. Laissez-vous tout de même tenter par cette fable qui se sert de son look futuriste pour interroger le passé. La musique envoûtante de Vangelis, la lumière de Jordan Cronenweth, les décors de David L. Snyder, les costumes de Michael Kaplan & Charles Knode vont vous faciliter la tâche.
25 – Le Voyage dans la Lune de Georges Mélies (1902, SF)
C’est le plus ancien film de la liste, et évidemment le plus simple, tant par son propos que par sa narration. Pour son importance capitale dans l’histoire du cinéma comme pour sa touchante naïveté féerique, prenez un quart d’heure pour regarder Le Voyage dans la Lune de Georges Mélies.
26 – Le Mirage de la vie de Douglas Sirk (1959, Drame)
Douglas Sirk est le roi du mélodrame. Je choisis celui-ci parce que je lui trouve une grande lucidité sur la société américaine. D’autres lui préféreront sans doute Tout ce que le ciel permet.
27 – Le Château de l’araignée d’Akira Kurozawa (1957, Chanbara)
Evidemment, Les Sept Samouraï est le film de Kurosawa le plus souvent recommandé. Je préfère Le Château de l’araignée parce qu’il s’agit d’un chanbara mélangé à une adaptation de Shakespeare (Macbeth). Kurosawa remet le couvert dans les années 1980 avec Ran, en s’attaquant au Roi Lear.
28 – To Be or Not To Be/Jeux dangereux d’Ernst Lubitsch (1942, Comédie)
Au nombre des réalisateurs qui ont rendu le cinéma meilleur, on ne peut éviter de citer Lubitsch. S’il fallait n’en choisir qu’un, je me tournerais vers To Be or Not To Be, grande farce sur le nazisme produite quand la Seconde Guerre mondiale faisait rage.
29 – Un Chien Andalou de Luis Buñuel (1929, Court métrage)
Buñuel mériterait aussi d’être mentionné plusieurs fois tant sa filmographie est vaste et changeante. J’admets que je ne suis pas son plus grand fan, mais Un Chien Andalou, co-réalisé avec Salvador Dali, est une expérience unique et brève. Ça ne dure qu’un petit quart d’heure, donc vous n’avez pas d’excuse.
30 – La Charge Héroïque de John Ford (1949, Western)
Impossible de survoler l’histoire du cinéma sans voir un western de John Ford. Les cinéphiles chantent souvent les louanges de La Chevauchée Fantastique (il paraît que c’est une adaptation de Boule de Suif de Maupassant, mais je n’ai jamais pigé pourquoi) ou de La Prisonnière du désert, que je trouve difficilement aimable. La Charge Héroïque, avec son John Wayne qui livre une dernière bataille avant de partir à la retraite, est sans doute plus accessible à des spectateurs novices.
31 – Le Magicien d’Oz de Victor Fleming (1938, Fantastique)
La couleur a mis du temps à arriver au cinéma. Victor Fleming fut le premier à savoir s’en servir avec finesse dans Le Magicien d’Oz. Si vous n’aimez pas le genre merveilleux avec ses mondes enchantés, dites-vous simplement que c’est un trip sous LSD d’une heure quarante.
32 – L’Enfer est à lui de Raoul Walsh (1949, Policier)
James Cagney dans la peau d’un des premiers grands « psychos » du cinéma, tyrannisé par sa mère omniprésente avec, à la clef, un final explosif.
33 – Freaks de Tod Browning (1932, Thriller)
Souvent qualifié de « film d’horreur », Freaks suit une troupe d’handicapés présentés comme bêtes de foire dans un cirque ambulant. Mais les vrais « freaks » du film sont ceux qui les instrumentalisent, bien entendu.
34 – Le Bon, la brute et le truand de Sergio Leone (1966, Western)
Troisième volet de la « trilogie du dollar » de Sergio Leone, avec Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach. Le top du western spaghetti à mes yeux. D’autres vous suggéreront plus volontiers Il était une fois dans l’Ouest.
35 – Certains l’aiment chaud de Billy Wilder (1959, Comédie)
Marilyn Monroe est la plus grande et la plus belle actrice de tous les temps. Choisir un film qui explore le mieux ses talents de comédienne n’est pas une mince affaire. L’immense Billy Wilder l’a dirigée à deux reprises dans des comédies aussi hilarantes l’une que l’autre. En prime, dans Certains l’aiment chaud, vous entendrez Marilyn chanter.
36 – Aguirre, la colère de Dieu de Werner Herzog (1972, Historique)
La plus furieuse collaboration du duo Herzog / Kinski, avec la forêt amazonienne filmée non pas comme un paradis, mais comme une jungle hostile qui engloutit ceux qui s’y aventurent.
37 – King Kong de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack (1933, Aventure)
L’image du gorille géant dressé sur le toit de l’Empire States Building, écrasant comme des mouches les avions qui passent à sa portée, est presque devenue la définition du cinéma-divertissement.
38 – Shoah de Claude Lanzmann (1985, Documentaire)
Shoah est un marathon d’une dizaine d’heures qu’il faut courir une fois dans sa vie, comme un pèlerinage. Ce sont dix heures passionnantes de témoignages et d’investigation qui fournissent au spectateur les milliers de pièces d’un puzzle à assembler. Un puzzle qui représente le plus terrible des crimes jamais commis par l’être humain.
39 – L’Ange Bleu de Josef von Sternberg (1930, Drame)
Marlene Dietrich en femme fatale qui fait tourner la tête d’un maître d’école allemand… Un film sinistre et sulfureux. Incontournable.
40 – Le Septième Sceau d’Ingmar Bergman (1957, Fantastique)
Bergman a certainement tourné bien plus d’un film incontournable : Persona, Fanny & Alexandre ou Les Fraises Sauvages sont d’autres joyaux de sa carrière. S’il fallait n’en retenir qu’un, je prendrais Le Septième Sceau, où la Mort vient chercher un chevalier sur une plage de Suède, avant d’entamer avec lui une partie d’échecs décisive. Comment vous convaincre? Le cinéma de Bergman n’est pas ennuyeux. Certes, c’est un cinéaste scandinave intellectuel qui fait des films exigeants, mais on se surprend toujours à les suivre avec plus d’aisance que prévu.
41 – Citizen Kane d’Orson Welles (1941, Drame)
Le voilà enfin, relayé en 41ème position, celui qui trône d’habitude en tête de toutes les listes du genre ! Citizen Kane est le film qui a redistribué les cartes du cinéma en 1941. Il a inventé presque tout le langage cinématographique que nous connaissons aujourd’hui. Ce n’est pas une raison pour le recommander à tous les spectateurs du monde entier comme une priorité absolue. La preuve, ils sont souvent déçus. Car Citizen Kane est aussi un film austère, jamais drôle, dont le héros est antipathique et la « success story » pas forcément très engageante. Citizen Kane est un délice pour des raisons cinématographiques, mais peut déconcerter les spectateurs qui n’ont pas les clefs pour le comprendre. Ne vous jetez donc pas sur Citizen Kane en pensant que le film d’emblée va vous émerveiller. Comprendre ce qui fait son prestige demande de la concentration.
42 – No Country For Old Men de Joel et Ethan Coen (2007, Policier)
Le plus beau film des années 2000, No Country For Old Men est une fable crépusculaire sur le vieillissement, le monde qui nous file entre les doigts et la toute-puissance de la violence. Les frères Coen ont tourné d’autres chefs d’oeuvre, comme The Big Lebowski ou Fargo, mais je trouve que celui-ci est le plus intelligent et irréprochable.
43 – The Social Network de David Fincher (2010, Drame)
J’en suis sûr, c’est ce film qui aidera vraiment les générations futures à comprendre le monde dans lequel nous vivions en 2010.
44 – Le Lauréat de Mike Nichols (1967, Drame)
Devenir adulte, qu’est-ce que c’est ? Voici la réponse, avec Dustin Hoffman dans son premier grand rôle, face à la plus célèbre « cougar » du cinéma !
45 – Blow Up de Michelangelo Antonioni (1966, Drame)
Ce qu’on ne voit pas peut quand même exister. La preuve en regardant Blow Up.
46 – La Foule de King Vidor (1927, Drame)
Au sein d’une foule, en chaque homme se cache un formidable roman.
47 – Chantons sous la pluie de Stanley Donnen (1952, Comédie Musicale)
Le passage au cinéma parlant revisité par la comédie musicale. Drôle, charmant, frais, épatant.
48 – La Vie est belle de Frank Capra (1946, Comédie)
A ne pas confondre avec le film de Roberto Benigni qui agace les uns et réjouit les autres. La Vie est belle de Frank Capra est un conte de Noël motivant qui rassure chaque spectateur sur l’utilité de sa présence sur Terre.
49 – Old Boy de Park Chan-wook (2003, Drame)
Revendiquée par le cinéaste ou non, Old Boy est une mise à jour coréenne du mythe d’Œdipe, fiévreuse et traumatisante.
50 – Le Guépard de Luchino Visconti (1963, Historique)
Le déclin de la noblesse italienne dans un monde en pleine révolution, incarné par Burt Lancaster, dernier grand fauve d’une espèce en voie d’extinction.
51 – Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino (1978, Drame)
Le plus beau film sur les cicatrices psychiques infligées par la guerre du Viet-Nam à toute une génération de combattants.
52 – Le Port de l’angoisse de Howard Hawks (1944, Policier)
La rencontre d’un des plus beaux couples du cinéma devant la caméra d’Howard Hawks : Lauren Bacall et Humphrey Bogart, dans une adaptation en film noir d’un roman d’Ernest Hemingway.
53 – Pulp Fiction de Quentin Tarantino (1994, Policier)
Palme d’Or 1994, un polar au ton neuf, aux héros cool, aux répliques qui tuent et qui invente un procédé narratif inédit.
54 – Dersu Uzala d’Akira Kurosawa (1975, Drame)
L’amitié entre un soldat russe et son guide sibérien. Ils ne partagent pas la même langue, mais se comprennent malgré tout. Les grands espaces et les paysages de forêt sont sublimés par la photographie de trois chefs opérateurs : Fyodor Dobronravov, Yuriy Gantman et Asakazu Nakai. Rien à voir avec les habituels chanbara d’Akira Kurosawa.
55 – Nosferatu de Freidrich W. Murnau (1921, Horreur)
Dracula a tant inspiré l’histoire du cinéma qu’il fallait bien en trouver une version à faire figurer dans ce classement. Celle de Tod Browning avec Bela Lugosi (1931) est culte, celle de Coppola (1992) est sulfureuse, celle de Werner Herzog (1979) est hypnotique… Mais que faire contre celle de Murnau, première adaptation du livre de Bram Stocker sur grand écran, qui regroupe déjà toutes ces qualités ?
56 – Alien, le huitième passager de Ridley Scott (1979, Horreur)
Ridley Scott signe avec Blade Runner et Alien deux films assez majeurs pour mériter tous les deux d’apparaître dans ce classement. Si Alien, le huitième passager est naturellement un film de monstre dans un espace clos (où personne ne vous entend crier), c’est aussi une glaçante métaphore du viol et du cauchemar organique qui va avec.
57 – Dead Man de Jim Jarmusch (1995, Western)
Le western peut porter plusieurs masques. Il peut, notamment, abriter un voyage spirituel à la frontière entre le mythe d’Orphée et Alice aux pays des merveilles.
58 – Le Corbeau de Henri-Georges Clouzot (1943, Drame)
On ne balaye pas l’histoire du cinéma sans mentionner Clouzot. Libre à vous de choisir celui qui vous plait le plus. C’est souvent Les Diaboliques, c’est parfois Le Salaire de la peur… moi, j’ai choisi Le Corbeau.
59 – M*A*S*H* de Robert Altman (1970, Comédie)
En 1970, une comédie pouvait encore avoir une Palme d’or. Dans M*A*S*H* (Mobile Army Surgical Hospital), deux chirurgiens appelés au front pendant la guerre de Corée vont conserver leur attitude désinvolte et antimilitariste tout en montrant un professionnalisme à toute épreuve. Vous allez rire, c’est promis.
60 – Marathon Man de John Schlesinger (1976, Policier)
Difficile de dire si Marathon Man est effectivement le meilleur film de la carrière de John Schlesinger. D’autres préfèrent Midnight Cowboy. Je choisis Marathon Man, pour la qualité de ses interprètes, l’épaisseur de l’intrigue (qui implique un ancien nazi, une valise de diamants, un « wannabe » athlète et de nombreux espions) et la plus célèbre scène de torture de l’histoire du cinéma, qui vous passera l’envie d’aller chez le dentiste pour toujours.
61 – Les Affranchis de Martin Scorsese (1990, Policier)
J’aime presque tous les Scorsese autant les uns que les autres. Il est évident qu’il faut en voir au moins un dans sa vie. Taxi Driver est peut-être plus prodigieux que Les Affranchis, mais moins représentatif. Si vous regardez Les Affranchis et que ça vous plait, jetez-vous sur les autres Scorsese.
62 – La Chute de la maison Usher de Jean Epstein (1928, Drame)
Quand on parle du cinéma d’avant-garde français des années 1920 / 1930, on cite plus volontiers L’Atalante de Jean Vigo, certes sublime apogée de ce courant. Je choisis La Chute de la maison Usher de Jean Epstein par affinité avec l’écriture d’Edgar Allan Poe, auteur du roman dont le film est tiré. Il s’agit là encore d’un film muet, mais il ne dure qu’une heure et comporte une multiplicité d’effets visuels étonnants, dont les plus bouleversants ralentis qui m’aient été donnés de voir à ce jour.
63 – Melancholia de Lars Von Trier (2011, Drame)
Finalement, ils sont peut-être là, les plus beaux ralentis de l’histoire du cinéma. Lars Von Trier filme en fanfare les derniers moments de tout, sur fond de Wagner, avec Kirsten Dunst nue au clair de lune. Si je n’ai pas réussi à vous convaincre, je rends mon tablier.
64 – WALL-E d’Andrew Stanton (2008, Animation)
Insensible que je suis à l’animation japonaise (très certainement à tort), je me tourne plus volontiers vers les prouesses visuelles des studios Pixar, qui parviennent toujours à explorer la nature des sentiments. Ici, un petit robot seul au monde après le départ de tous les humains développe une curiosité qui l’amènera forcément à explorer la large palette d’émotions qui nous constitue tous.
65 – French Connection de William Friedkin (1971, Policier)
Le « Nouvel Hollywood » a révélé des cinéastes audacieux. Et c’est précisément cette audace qui fait la force de French Connection : le jeu désinvolte de Gene Hackman, la diabolique course-poursuite sous le métro de New-York, la traque inachevée d’un narcotrafiquant incarné par Fernando Rey… Le meilleur film de la filmographie presque sans faute de William Friedkin.
66 – Traffic de Steven Soderbergh (2000, Policier)
Si le cinéma des années 2000 s’est beaucoup intéressé aux cartels mexicains, aucun film ne l’a abordé sous plusieurs angles avec le brio de Traffic. Grace à un ingénieux système de filtres, Steven Soderbergh explore le problème de loin, de près, de l’intérieur, de l’extérieur, chez les bourreaux comme chez les victimes, au Mexique comme aux Etats-Unis, au sein du gouvernement aussi bien que dans la rue.
67 – Drive de Nicolas Winding Refn (2011, Policier)
Ici, tout est style, rythme, maîtrise de l’espace et du temps, soin de la mise en scène. Drive est certes un polar adapté d’un roman, mais servi par un cinéaste qui n’a rien d’autre en tête que de composer des images exclusivement destinées au grand écran.
68 – The Truman Show de Peter Weir (1998, Drame)
Malgré ses airs de film à concept malicieux (un homme ne se doute pas qu’il est, depuis sa naissance, le héros d’une émission télévisée), The Truman Show est l’un des films les plus pertinents sur le libre arbitre, le destin et la religion.
69 – Lost Highway de David Lynch (1997, Drame)
Un film ne suffit pas à définir l’insaisissable univers de David Lynch. Il peut filmer des histoires lisibles sans peine, comme Elephant Man ou Une histoire vraie, ou livrer un récit déroutant d’un bout à l’autre. Lost Highway s’inscrit dans cette veine, mais sans vous laisser autant sur le bas-côté que Mulholland Drive ou Inland Empire. Si vous avez du temps, regardez sa série « Twin Peaks » en entier. Autrement, faites confiance à Lost Highway, échantillon tout à fait représentatif du cinéma onirique de David Lynch.
70 – Tigre et Dragon d’Ang Lee (2000, Drame)
Un film pour découvrir que mélodrame, peinture et arts-martiaux font par nature très bon ménage!
71 – Rio Bravo de Howard Hawks (1959, Western)
Dans le cinéma classique américain, Howard Hawks ne serait-il pas le plus habile explorateur des rapports humains? Rio Bravo, le troisième de ses cinq westerns (en oubliant Le Banni, pour lequel il n’est pas crédité), concentre toutes les qualités et les contradictions du cinéaste : misanthropie et camaraderie, naïveté et subversion, féminisme et misogynie…
72 – Madame de… de Max Ophuls (1953, Drame)
Une vraie fessée à tous ceux qui prétendent ne pas aimer le mélodrame où ne pas s’intéresser aux peines de cœur des riches. Vous finirez en larmes. Tous.
73 – Butch Cassidy & Le Kid de George Roy Hill (1969, Western)
Si Tom Cruise est le meilleur acteur de tous les temps, Paul Newman est le plus beau. Son amitié avec Robert Redford était légendaire. Retrouvez-les devant la caméra de George Roy Hill dans Butch Cassidy & Le Kid, un western crépusculaire emmené par deux Robin des Bois naïfs, engagés dans un ménage à trois avec la belle Katharine Ross.
74 – Tous en scène de Vincente Minnelli (1953, Comédie Musicale)
Une comédie musicale astucieuse et élégante qui revisite la carrière prodigieuse de Fred Astaire, ce génie charmant, le plus délicat et décontracté des danseurs du cinéma.
75 – La Fureur de vivre de Nicholas Ray (1955, Drame)
Le film le plus emblématique de la carrière-éclair du beau James Dean. Les défis en voiture auxquels participe le jeune héros sont évidemment le terrible présage au sort tragique de l’acteur, mort à 23 ans dans un accident de la route. Impossible d’oublier le rouge de son blouson, qui servira de clef narrative au scénario.
76 – Bowling For Columbine de Michael Moore (2003, Documentaire)
Les méthodes de Michael Moore peuvent agacer autant que sa personne. Mais Bowling For Columbine fascine davantage à mesure qu’il vieillit. Depuis 2003, le cinéaste nous a livré – avec cynisme et dérision – la preuve filmée incontestable que la vente libre d’armes à feu aux Etats-Unis est à l’origine d’un fléau meurtrier qui fait plus de 30 000 victimes chaque année. En 2015, c’est pire.
77 – La Nuit des Morts-Vivants de George A. Romero (1968, Horreur)
Le succès populaire de la série « The Walking Dead » a fait oublier que les premiers morts-vivants du cinéma sont sortis de terre en 1968 dans un film d’art et essai en noir et blanc qui s’attaquait aux grands tabous de la société occidentale. Chez George A. Romero, les zombies ne sont pas des monstres malveillants, mais le cumul de la poussière qu’on a glissée sous le tapis.
78 – Le Narcisse Noir de Michael Powell et Emeric Pressburger (1947, Drame)
A l’époque de la censure hollywoodienne, les plus grands cinéastes comme Michael Powell et Emeric Pressburger savaient détourner l’éclat du Technicolor et ses fascinantes teintes vives pour les mettre au service du thème subversif abordé par le film (ici, l’obsession sexuelle refoulée dans un couvent). Si Les Chaussons Rouges est le film le plus souvent cité du tandem, je recommande plus volontiers Le Narcisse Noir que je trouve plus culotté.
79 – Edouard aux mains d’argent de Tim Burton (1990, Fantastique)
Si l’obsession gothique de Tim Burton peut lasser, sa peinture au vitriole de la société américaine est toujours juste. Edward aux mains d’argent est la somme de tous les talents du réalisateur, agrémentée d’un récit familial, original et bouleversant.
80 – Get Carter de Mike Hodges (1971, Drame)
La vengeance d’un gangster trahi, incarné par le rouleau-compresseur Michael Caine, dans un Manchester tout en briques rouges et en teintes grises du début des années 1970.
81 – Serpico de Sidney Lumet (1973, Policier)
Même s’il a beaucoup perdu de sa force à partir des années 1980, le jeu imprévisible d’Al Pacino dans la première décennie de sa carrière est une des merveilles de l’histoire du cinéma. Il a d’ailleurs offert à Sidney Lumet ses deux plus grands films : Un après-midi de chien et Serpico. Dans ce dernier, le rôle sombre trouve une note comique grâce à Pacino qui déboule dans chaque scène dans un nouveau déguisement.
82 – Gloria de John Cassavetes (1980, Policier)
Pour l’inoubliable Gena Rowlands serrant d’une main la pogne d’un petit garçon et de l’autre un flingue.
83 – Le Vent se lève de Ken Loach (2006, Drame)
Pour les collines irlandaises, vertes et embrumées, théâtre d’une révolution politique et guerrière, et pour ces combattants du quotidien, avec leur accent, leurs bérets et leurs fusils en bandoulière.
84 – La Reine Margot de Patrice Chéreau (1994, Historique)
A l’heure où chacun raffole des récits de dynasties royales sanguinaires, il est essentiel de voir La Reine Margot, formidable opéra barbare signé Patrice Chéreau. La sensualité d’Isabelle Adjani est contrebalancée par l’abominable crâne de Virna Lisi qui annonce la mort, et un rouge écarlate imprègne le film jusque dans les fibres de ses somptueux costumes. Le roi Charles IX, incarné par Jean-Hugues Anglade, finit même par transpirer du sang !
85 – Le Ruban blanc de Michael Haneke (2009, Drame)
La promiscuité des habitants d’un petit village allemand et le conservatisme protestant de l’époque composent sans doute un terreau favorable à la montée du nazisme. C’est du moins l’hypothèse proposée par Michael Haneke dans ce chef d’oeuvre qui, sous des allures glacées, recèle des trésors d’humanisme dans les interactions entre les personnages.
86 – The Thing de John Carpenter (1982, Science-Fiction)
Le roi du film fantastique couillu transforme le classique de la série B La Chose d’un autre monde de Christian Niby et Howard Hawks (1951) pour en faire un film d’horreur parmi les plus crado de tous les temps, avec une des fins les plus obsédantes et ambiguës du septième art.
87 – Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg (1973, Fantastique)
L’ancien chef opérateur de John Schlesinger adapte une nouvelle de Daphnee Du Maurier en déstructurant le montage et en filmant Venise hors saison, désertée de ses touristes, laissant place à un vide fantomatique anxiogène. L’utilisation du genre pour montrer la douleur de la perte d’un enfant et la fragilisation d’un couple fait de Ne vous retournez pas le film le plus juste sur la question. Ah oui : il y a aussi un twist final si glaçant qu’il fait passer Le Sixième Sens pour un épisode de Petit Ours Brun.
88 – Un monde parfait de Clint Eastwood (1993, Drame)
Dans sa longue carrière de cinéaste, Clint Eastwood à réalisé un bon nombre de grands films, comme Sur la route de Madison ou Mystic River. Mais aucun n’est plus déchirant qu’Un monde parfait, dans lequel un bagnard en fuite se lie d’amitié avec un petit garçon qu’il a pris en otage.
89 – La Fièvre dans le sang d’Elia Kazan (1959, Drame)
Là, j’ai un problème. Elia Kazan mérite mieux que la 89e place de ce classement, mais quel film trouver que je pourrais, les yeux fermés, recommander à n’importe qui ? Sur les quais ne fait pas l’unanimité, par exemple (car il fait l’éloge de la dénonciation). A l’Est d’Eden non plus, car certains le trouvent surjoué. Je choisis donc vers un film qui, lui, mérite la 89e place de ce classement, et plaira sans doute plus facilement le monde : La Fièvre dans le sang. Warren Beatty et Natalie Wood (deux des plus beaux visages du cinéma) y passent à côté de leur amour, victimes des injonctions d’une société puritaine. En bon français : refouler sa sexualité, ça rend soit timbré, soit alcoolique.
90 – Arizona Dream d’Emir Kusturica (1992, Drame)
Emir Kusturica pousse souvent l’hystérie trop loin, infligeant à son cinéma une dimension épuisante. Arizona Dream fait exception à cette règle et vous emmène dans un rêve cinématographique sentimental et mélancolique. Vous rirez beaucoup, vous pleurerez aussi.
91 – Bonnie and Clyde d’Arthur Penn (1967, Policier)
Warren Beatty encore, cette fois en couple avec un autre des plus beaux visages du cinéma : Faye Dunaway. Un portrait sulfureux des célèbres gangsters représentés par Arthur Penn comme un duo d’impuissants qui sortent les flingues à défaut d’arriver à jouir.
92 – La Cité de Dieu de Fernando Meirelles et Kátia Lund (2002, Drame)
Un périple inhumain dans un des endroit les plus dangereux au monde, les favelas de Rio, où un jeune photographe va découvrir le visage sombre et nécessairement mensonger du journalisme.
93 – La Féline de Jacques Tourneur (1942, Fantastique)
Le mètre étalon du film fantastique : une femme jalouse se transforme en fauve. Chaque scène est une leçon de suspens.
94 – Le Voleur de Bicyclette de Vittorio de Sica (1948, Drame)
On ne voyage pas dans l’histoire du cinéma sans passer par le néo-réalisme italien de l’après-guerre. Dans Rome en reconstruction, un homme cherche le vélo qu’on lui a volé et dont il a besoin pour se rendre au travail. Accompagné par son jeune fils, il lutte pour survivre, tant physiquement que moralement.
95 – L’Evangile selon Saint Matthieu de Pier Paolo Pasolini (1964, Historique)
Le cinéma de Pasolini, toujours fascinant, est souvent parasité par les obsessions grivoises du cinéaste. L’Evangile selon Saint Matthieu est son film le plus accessible (certainement le plus lisse, se lamenteront certains). Il offre au cinéma la première adaptation raisonnable du Nouveau Testament, loin des superproductions hollywoodiennes aux normes esthétiques incompatibles avec le sujet.
96 – Au hasard Balthazar de Robert Bresson (1966, Drame)
Dans la campagne française, un petit âne passe de mains en mains, victime de la cupidité et de la malveillance des êtres humains qu’il rencontre. Seule musique du film : l’andantino de la sonate pour piano en la majeur de Schubert (D. 959). Oui, vous allez chialer.
97 – Le Salon de musique de Satyajit Ray (1958, Drame)
Musique indienne, danse indienne, architecture indienne, culture indienne, langue indienne, cinéma indien, mais récit universel. Rassurez-vous : on n’est pas du tout chez Bollywood.
98 – Les Chiens de Paille de Sam Peckinpah (1971, Drame)
Quand faut-il renoncer à la sagesse et péter un câble ? Réponse dans le film.
99 – Sibériade d’Andrei Konchalovsky (1978, Drame)
4h30 de poésie, de paysages inouïs que vous ne verrez jamais en vrai et d’une épopée à travers plusieurs générations d’une famille russe du début du XXe siècle.
100 – Mon Oncle de Jacques Tati (1958, Comédie)
Jacques Tati n’a toujours pas trouvé son égal pour mettre en scène l’absurdité d’un monde en plastique, où le gadget est roi et la parole absente.
Voici les films qui sont sortis de la liste au dernier moment :
Le Vieux Fusil, Le Roi et l’oiseau, Le Pont de la rivière Kwai, Cabaret, The Servant, Le Goût du saké, E.T., En quatrième vitesse, Massacre à la tronçonneuse, Eve, A l’ouest rien de nouveau.

Je ne vous le dirai jamais assez : allez au cinéma !